L’ouverture des jeux et paris en ligne approche à grands pas


Après un siècle de monopole, la France va enfin pouvoir s’ouvrir à la concurrence du jeu en ligne. C’est sous la pression de la Communauté européenne, que la décision de légaliser les jeux et paris sportifs en ligne s’est faite, après moult rebondissements. En effet, celle-ci a exigé auprès de tous les Etats membres de la Communauté d’Europe de faire cesser les monopoles sur les jeux et paris. Seule la France était encore autorisée à laisser libre cours à la Française des jeux et PMU (Pari Mutuel Urbain). Les jeux sont presque faits et à partir du premier janvier 2010, paris sportifs, hippiques, ainsi que les jeux tels que le poker, le baccara ou le blackjack pourront être accessibles sur la toile et sur des sites autres que ceux qui avaient jusque là ce fameux monopole. 


Eric Woerth, l’actuel Ministre du Budget  a présenté son projet de loi cette semaine dans ce sens, l’objectif étant de lutter contre des sites illégaux qui seraient au nombre de vingt cinq mille dans le monde. Cette libéralisation des jeux se fera de façon maîtrisée et contrôlée, le but étant d’empêcher le fléau de l’addiction au jeu de se développer chez les mineurs, notamment. 


Les mesures prises pour encadrer cette ouverture sont nombreuses et que ce soit depuis l’attribution des licences aux opérateurs privés ou aux grands noms casinotiers, ou bien d’un point de vue de la fiscalité étatique à l’encontre des sites en ligne, tout a été étudié à la lettre. Il semblerait que plus de 75% des jeux d’argent présents sur Internet échappent au gouvernement français, ce qui représente un manque à gagner certain. Selon le Ministre du budget, le marché du jeu en Français pourrait se situer potentiellement entre deux et trois milliards d’euros contre près de dix milliards d’euros d’ici trois ans, pour le marché européen. En matière de redevances, les sites de poker se devront de reverser 2% de leurs gains à l’Etat et 7.5% pour les sites de paris en ligne. Il y aurait eu en France, en 2008,  plus de trente millions de joueurs de jeu d’argent. Une partie des recettes de l’Etat servira à financer la lutte contre la dépendance aux jeux et les paris sportifs seront prélevés de 1% pour le compte du Centre National pour le Développement du Sport.
Aujourd’hui, le jeu en ligne est en plein essor et représente à lui seul un marché juteux que beaucoup d’opérateurs privés et autres casinos terrestres de renom ou du domaine des médias, ne sont pas prêts de laisser passer. Chacun fourbit son arme de son côté en attendant le jour « J », avec l’idée bien ancrée de conquérir ce nouveau marché. De plus, on assiste à des partenariats multiples en vue d’associer des compétences, notoriété et savoir faire, afin d’optimiser au mieux un marché explosif. C’est le cas de Free avec Chiligaming, Amaury et Bwin, etc… Certaines sociétés comme Orange, M6 ou Yahoo sont également sur les rangs et ne sont pas en reste… 


Un point est toutefois à noter, c’est qu’avec l’ouverture des jeux en ligne, la France en s’ouvrant à la concurrence privée, en matière de jeux et paris en ligne, secteur en plein essor, pourra être à l’origine de nombreuses créations d’emplois, pour le pays. Plutôt bon signe…







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